Code de déontologie
des adhérents de la
Société française des traducteurs
Préambule
En adhérant à la Société française des traducteurs, le traducteur¹ s’oblige à
respecter les principes, devoirs et usages professionnels faisant l’objet du
présent Code de déontologie, et ce quel que soit le statut selon lequel il
exerce. Ces principes, devoirs et usages professionnels doivent guider le
comportement du traducteur en toutes circonstances.
1 -
Principes généraux
Probité et intégrité
Le traducteur doit
exercer sa mission avec probité et intégrité, fondement de la confiance du
donneur d’ordre.
Le traducteur s’engage à ne pas accepter de mission qui l’obligerait à porter
atteinte à sa dignité ou à celle de la profession.
Fidélité
Le traducteur s’engage
à travailler dans les règles de l’art en restituant fidèlement le message du
document qui lui est confié.
Secret professionnel
Le traducteur est tenu au respect du secret
professionnel sous réserves des strictes exigences de sa propre défense et des
cas où la déclaration ou la réévaluation est prévue ou
autorisée par la loi ou avec l’accord explicite du donneur d’ouvrage.
Le secret professionnel porte sur toutes les informations et sur tous les
documents qui lui sont transmis.
2 - Respect
de la législation
Le traducteur s’oblige à respecter la
législation de l’État dans lequel il est amené à exercer sa profession, notamment
il devra respecter, pour l’exercice de la profession, le régime social et
fiscal de l’État de son ou ses lieu(x)
d’établissement.
3- Respect
des donneurs d’ouvrage
·
Dans ses relations professionnelles, le traducteur doit respecter
la confiance que lui a accordée le donneur d’ouvrage en s’interdisant notamment
d’accepter, d’exécuter ou faire exécuter un travail dont il ne peut garantir la
qualité ou de confier à des tiers tout ou partie du travail sans en avoir
informé le donneur d’ouvrage et recueillir son accord.
·
Le traducteur s’interdit toute forme de publicité de nature à
induire en erreur et, notamment, de se prévaloir de titres, diplômes et
compétences qu’il ne possède pas.
·
Le traducteur veille à toujours réunir les conditions lui
permettant de réaliser un travail de qualité. Il s’engage à travailler dans les
règles de l’art, à savoir :
o traduire uniquement
vers sa langue maternelle ou une langue cultivée, maniée avec précision et
aisance ;
o disposer des
connaissances et des compétences requises dans le domaine de spécialité de la
mission ;
o se documenter en vue
d’une parfaite compréhension et restitution des documents à traduire ;
o entretenir et
développer ses connaissances et ses compétences professionnelles en se formant
de manière permanente ;
o refuser des délais
incompatibles avec la mission confiée.
·
Le traducteur s’engage à conseiller ses donneurs d’ouvrage sur les
méthodes et les techniques les mieux adaptées à l’accomplissement des missions
qu’ils lui confient.
4 - Rapports entre
traducteurs
·
Le traducteur reconnaît comme confrère tout traducteur
professionnel et adopte à son égard un comportement confraternel et loyal.
En particulier, dans le cadre d’un travail en équipe ou d’une collaboration, il
respecte scrupuleusement les intérêts de ses confrères et s’engage à préserver
les relations que ceux-ci entretiennent avec leurs donneurs d’ouvrage.
·
Le traducteur a droit à la rémunération de ses services déterminée
notamment en fonction de son expérience, de sa formation, de ses compétences
particulières, de la technicité du document, des recherches requises, des
délais convenus, des frais éventuellement engagés, des investissements et de
ses charges.
Dans l’intérêt de la qualité d’exécution et
sauf missions exercées à titre occasionnel et bénévole dans le cadre d’un
engagement social ou humanitaire, le traducteur s’interdit de solliciter ou
d’accepter une rétribution, de consentir des rabais ou ristournes, constituant
des actes de concurrence déloyale.
5 - Respect
des règles de bonne conduite
·
Le traducteur s’engage à travailler dans le respect de la Recommandation de Nairobi (Unesco, 1976)
·
Le traducteur s’oblige à respecter les droits de propriété intellectuelle.
·
Le traducteur a droit également au respect de ses droits en
tant qu’auteur.
·
Il s’engage, en outre, à se référer aux conventions de bonne
pratique applicables dans le secteur et le pays où il exerce.
6 - Respect de la profession et de la Société
française des traducteurs
Le
traducteur doit s’abstenir de tout comportement susceptible de porter atteinte
à la dignité de la profession ou de tout acte de nature à déconsidérer la
Société française des traducteurs.
·
Le traducteur ne peut accepter des directives d’un donneur
d’ouvrage ou d’un employeur susceptibles de constituer un manquement au présent
Code de déontologie.